Guerre civile numérique en Tunisie

Depuis dimanche, plusieurs centaines d’internautes manifestent pour la liberté d’expression sur le Web tunisien. Ils sont près de 9 000 à s’être lancés dans une guerre numérique à l’encontre du gouvernement. Ces « Anonymous » veulent faire plier le pays aux exigences libertaires des internautes.

« Le temps de la vérité est arrivé, expriment les Anonymous sur le site Public Pad, Le temps pour que les gens s’expriment librement, et que leurs voix soient entendues partout dans le monde. Le gouvernement tunisien veut contrôler le présent, par le mensonge et la désinformation, pour imposer une voie vers le futur en cachant la vérité à ses citoyens. Nous ne garderons pas le silence pendant que cela arrive. Anonymous a entendu le cri de liberté du peuple tunisien. Anonymous est prêt à aider le peuple tunisien dans sa lutte contre l’oppression. Ceci est un avertissement pour le gouvernement tunisien: la violation de la liberté d’expression et de l’information de ses citoyens ne sera pas tolérée. Les attaques continueront jusqu’à ce que le gouvernement tunisien respecte les droits de ses citoyens à la liberté d’expression et de l’information et arrête la censure de l’Internet. Seul le gouvernement tunisien peut arrêter cette situation. Libérez l’Internet, et les attaques prendront fin. Continuez l’oppression, et ces attaques ne seront que le début du combat. »

Plusieurs sites du gouvernement ont été bloqués dont carthage.tn, ATI.tn, sakher-el-materi.com et bawaba.gov.tn (certains sont toujours bloqués à l’heure où j’écris ces lignes). Ces attaques DDOS sont l’œuvre d’hacktivistes, suite aux affrontements de Sidi Bouzid fin décembre. Le niveau d’alerte informatique affiché par l’ANSI, avant que le site soit bloqué, affichait un « Niveau d’alerte nationale élevé ».

Partager : Facebook Twitter Plusone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*