Voyager sans se faire hacker : tout ce qu’il faut savoir

Voyager est une invitation à la détente et à l’évasion mais aussi, parfois… un terrain propice aux cyberattaques. Wi-Fi public pirate, ports USB piégés, phishing ciblé… les risques de se faire hacker sont bien réels. Ce guide complet vous aide à comprendre ces menaces et vous donne des solutions concrètes pour voyager sans vous faire hacker et profiter de vos vacances l’esprit léger (vous le méritez bien).

Découvrez comment éviter de vous faire hacker en voyage : Wi-Fi d’hôtels, USB publics, Bluetooth, phishing… Nos conseils pour protéger vos données.
Femme avec une valise et un casque audio assise dans un hall d’hôtel en train de consulter une tablette

Réseaux Wi‑Fi d’hôtels : comprendre les risques pour éviter de se faire hacker

Le Wi-Fi public des hôtels est pratique, mais peut aussi être une cible de choix pour les cybercriminels. En effet, le réseau est partagé entre de nombreux utilisateurs, ce qui facilite l’interception des données non chiffrées. De plus, la sécurité est souvent limitée : mots de passe rarement changés, absence de WPA3 (mécanismes pour sécuriser les réseaux), ou encore réseaux mal configurés. Cerise sur le gâteau : certains hackers créent même de faux hotspots (evil twins) pour imiter l’accès de l’hôtel et piéger les clients.

Petite liste des attaques fréquentes :

  • Interception de données (sniffing) : via des outils simples, un pirate connecté au même réseau peut observer les communications non sécurisées (sites non HTTPS, échanges mail sans TLS, etc.).
  • Attaque « man in the middle » : modification ou injection de contenu dans les échanges, par exemple pour vous rediriger vers un faux site bancaire.
  • Attaque par déni de service (DoS) pour déstabiliser la connexion, distraire les victimes ou masquer d’autres attaques.

Pour vous protéger, évitez toute consultation « sensible » sur un réseau public et vérifiez toujours le nom exact du Wi-Fi auprès de la réception. Lorsque c’est possible, préférez vos données mobiles comme alternative ! Les eSIM offrent aujourd’hui une solution simple et flexible pour rester connecté sans intermédiaires risqués. L’utilisation d’une solution de sécurité fiable est aussi fortement recommandée. Voyager, oui. Offrir ses données, non merci.

Ports USB publics : méfiez-vous du juice jacking

Les prises USB dans le hall, l’aéroport ou près du lit semblent pratiques, mais elles peuvent cacher une attaque sournoise : le juice jacking. En clair : vous branchez pour charger… et vous offrez l’accès à votre téléphone. Car contrairement à une prise secteur qui fournit uniquement du courant, un port USB permet le transfert de données. Si votre appareil autorise automatiquement cette communication, il peut être compromis sans que vous vous en rendiez compte :

  • vol des données (messages, contacts, photos),
  • installation d’un logiciel espion,
  • prise de contrôle de l’appareil.

Un conseil : ne branchez jamais un câble trouvé et utilisez votre propre chargeur secteur ou un câble USB « data blocker ». Une batterie externe personnelle est également une solution sûre. L’ANSSI (l’autorité nationale en matière de cybersécurité et de cyberdéfense en France) recommande d’utiliser exclusivement des accessoires personnels lors des déplacements.

Connexions automatiques et Bluetooth : gardez la main dessus en voyage

Les appareils cherchent souvent à se reconnecter automatiquement à des réseaux déjà enregistrés. En voyage, cela peut poser problème : certains pirates reproduisent des noms de réseaux connus pour tromper vos appareils et vous hacker. Le Bluetooth peut faciliter un appairage silencieux ou la récupération de données via des profils non sécurisés.

Les bons réflexes à adopter :

  • Désactivez Wi-Fi et Bluetooth lorsque vous ne les utilisez pas.
  • Activez votre VPN (toujours bon d’en avoir un) dès que vous vous connectez à un réseau public.
  • Une application de sécurité peut également renforcer vos protections et contrôler les autorisations réseau.

Le phishing et les malwares vous suivent aussi en vacances

En déplacement, on reçoit davantage de messages liés à des réservations, trajets ou services touristiques. Les cybercriminels en profitent pour imiter des confirmations, annulations ou offres promotionnelles, rendant les tentatives de phishing particulièrement crédibles.

Pour garder la tête froide :

  • Méfiez-vous des mails urgents de l’hôtel (surtout si vous êtes déjà sur place),
  • Ne scannez pas n’importe quel QR code abandonné sur une table,
  • Maintenez antivirus et mises à jour à jour.

En cas de doute, contactez le service via son site officiel. Cybermalveillance.gouv.fr propose des ressources fiables pour identifier ces menaces.

Conclusion

Votre voyage mérite d’être une expérience inoubliable. La bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire d’être expert pour protéger ses données. Quelques gestes simples permettent de voyager sereinement, sans compromettre vos informations et vous faire hacker. Pensez à emporter ces astuces dans votre valise !

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